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La consommation courante

La plupart de nos vêtements sont en coton, une culture très polluante et grande consommatrice d’eau. Chercher des alternatives, lire les étiquettes, s’intéresser à la provenance avant d’acheter vous permettra de faire des choix éclairés. Pensez aussi au lavage et à la fin de vie de vos chères fripes.

Bien choisir à chaque étape du cycle de vie d’un vêtement

Un vêtement a donc des impacts sur l’environnement, qui proviennent pour moitié de son mode de production et pour moitié de son utilisation et sa mise au rebut [1]. Pour en avoir le cœur net, utiliser l’écobilan du jean réalisé par l’ADEME, vous verrez que laver son jean à froid ou à 40°C n’a pas les mêmes conséquences sur l’environnement.

Comment choisir nos vêtements ?

Si vous avez la fibre environnementale, pensez à diversifier celles de vos vêtements. Les culture du lin, du chanvre ou du coton biologique ont moins d’impacts sur l’environnement que celle du coton conventionnel. Une chemise en lin, par exemple, nécessite 4 fois [2] moins d’eau qu’une chemise en coton.
Autre solution : se fier aux labels   et opter pour des vêtements fabriqués en France. Sur la cinquantaine de labels et logos recensés par l’ADEME  , seule une poignée (présentée ci-dessous) affiche de réelles contraintes environnementales, vérifiables grâce à un cahier des charges officiel ou privé.

Les labels des textiles
LabelFibresCe qui est garantiNormes sociales
Écolabel Européen Écolabel Européen Naturelles et synthétiques Substances interdites : résidus pesticides   dans la laine, le coton et le kapok ; antimoine dans le polyester ; plomb dans le polypropylène ; formaldéhyde ; colorants azoïques ; colorants et pigments allergènes Aucune
Oko-Tex 100 Oko tex 100 Naturelles et synthétiques Substances interdites : formaldéhyde ; métaux lourds ; phénols chlorés ; pesticides ; phtalates ; colorants cancérigènes ou allergènes ; retardateurs de flammes ... Aucune
Oko tex 1000 Oko tex 1000 Naturelles Plus exigeant que Oko Tex 100. Mode de production encadrant les consommations d’eau, le déversement dans les cours d’eau, les émissions de dioxyde de souffre et d’azote et autres substances, les nuisances sonores et l’utilisation de l’énergie. En accord avec l’Organisation Internationale du Travail
GOTS (Global Organic Textile Standard) Global Organic Textile Standard Issues de l’agriculture biologiques à 95 % Absence de solvant aromatique, chlorophénol, APEO,EDTA, DTPA, formaldéhyde, OGM  , fongicides, bioicides, solvants halogénés, métaux lourds, colorants contenants des métaux (sauf le cuivre à hauteur de 5 % ) En accord avec l’Organisation Internationale du Travail
bioRe BioRe Coton issu de l’agriculture biologique Aucun produit chimique utilisé pour la teinture. Blanchiment sans formaldéhyde. Traitement des eaux usées imposé Norme SA8000->http://www.vedura.fr/developpement-...]
Demeter Demeter Naturelles, provenant des fermes Demeter (agriculture biodynamique, plus exigeante que la biologique) Coton récolté à la main. Mécanisation possible lorsque l’usage de produit chimique est exclu. En accord avec l’Organisation Internationale du Travail
Ecocert Eco Cert Issues de l’agriculture biologique Sera bientôt remplacé par GOTS Sera bientôt remplacé par GOTS
Natutextil Naturtextil Issues de l’agriculture biologique à 95 % Utilisation de technologies et mécanisation très peu polluantes avec des substances naturelles. Substances interdites : ammoniac, chlore, métaux lourds, OGM, formaldéhyde et PVC, nickel ou chrome pour les accessoires. En accord avec l’Organisation Internationale du Travail
Naturleder Naturleder Cuir Issu uniquement d’animaux élevés pour leur viande. Aucun agent chimique. Conservation par le froid et le sel. Tannage par produits naturels En accord avec l’Organisation Internationale du Travail
Max Havelaar Max Havelaar Coton et matières premières issus de la filière Max Havelaar Culture du coton en milieu pluvial donc sans irrigation. Utilisation des pesticides réduite de moitié. Interdiction d’OGM Portant seulement sur la culture des matières premières

Comment s’en séparer ?

Un vêtement, qui n’est plus porté et qui est toujours en bon état, peut servir à une autre personne au lieu de finir à la poubelle. La revente ou le don sont des actions honorables. De l’autre côté de la caisse, 43% des européens [3] déclarent avoir acheté des vêtements d’occasion. N’attendez plus pour vous mettre à la mode vintage et contribuer aux quelques 16 000 emplois, souvent occupées par des salariés en réinsertion ou peu qualifiées.

Les textiles (vêtements, linge de maison..) donnés aux associations de réemploi ont différentes destinées selon leur qualité. Pour l’association Relais, membre d’Emmaüs France : 40 % sont réutilisés comme vêtement ; 45 % sont recyclés en chiffons pour l’industrie ou en isolant thermique et 15 % sont éliminés.

Pour aller plus loin

Sites internet

Publications

Vidéos

  • Les Apprentis z’écolos : le jean, Terra Eco

Notes

[1] Présentation : exemples d’apports de l’Analyse de Cycle de Vie en matière de réduction des impacts de notre consommation, ADEME, Nadia Boeglin. 8 juin 2006

[2] Dossier de presse : l’éco-profil d’une chemise en lin, Masters of Linen, février 2008

[3] Dossier de presse : Filières et recyclage, le bilan en 2010, ADEME, octobre 2010