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La mobilité

Bien que la voiture individuelle soit à éviter le plus possible afin de diminuer nos émissions de CO2, il reste certains cas où il est difficile de s’en passer. Voici pourquoi il faut faire le bon choix de sa voiture, mais aussi du carburant qu’on y met.

Acheter une nouvelle voiture plus performante ou garder ma vieille voiture polluante ?

Tout d’abord, quand on parle de pollution générée par une voiture, il faut prendre en compte l’ensemble de son cycle de vie (acv  ). En effet, une voiture qui part à la casse ne sera pas entièrement recyclée. Elle produit des déchets  . Dans la carcasse d’une voiture ancienne, nous retrouvons la présence de métaux lourds comme le plomb, le mercure, le cadmium ou encore le chrome hexavalant. C’est ainsi qu’un véhicule hors d’usage est assimilé à un déchet dangereux. Par exemple, dans la communauté européenne, les voitures mises à la casse produisent entre 8 et 9 millions de tonnes de déchets par an. C’est 1,5 millions de véhicules en France qui deviennent hors d’usage et qui génèrent entre 14 et 20 millions de tonnes de déchets. Dans le cas où votre voiture est en effet très polluante et trop onéreuse pour vous il est donc préférable de changer de modèle. Renseignez-vous sur sa revalorisation.Cependant, assurez vous de savoir si votre voiture actuelle, est effectivement beaucoup plus polluante que les nouveaux modèles. Méfiez-vous des publicités qui usent du greenwashing ! Si ce n’est pas le cas, il vaut mieux garder sa voiture jusqu’à ce qu’elle soit hors d’usage.

Comment bien me séparer de mon véhicule hors d’usage ?

Casse voiture - FlickR
Casse voiture
FlickR

Votre véhicule doit impérativement être amené dans une casse, chez un démolisseur ou un broyeur agréé par votre préfecture. Il y a 40 démolisseurs agréés dans le Rhône et c’est gratuit ! Seuls les frais de remorquage peuvent être facturés.

Le propriétaire d’un véhicule hors d’usage qui ne l’a pas déposé dans une casse agréée par la préfecture peut encourir jusqu’à 75 000 € d’amende et 2 ans de prison.

Une nouvelle voiture, oui, mais laquelle ?

L’ADEME   propose des palmarès des voitures les moins polluantes. Pour les essences et pour les diesels. De plus, l’ADEME propose aussi un auto-diagnostic afin de savoir quelle nouvelle voiture la moins émettrice correspond le mieux à votre budget et usage. Assurez-vous aussi que la voiture est vraiment moins polluante. L’amélioration du rendement énergétique des moteurs et l’utilisation de nouveaux matériaux a en effet permis de diminuer les consommation de carburant de 15 à 20%. Cependant, les systèmes de sécurité, et les nouvelles demandes de confort rendent le véhicule toujours plus lourd et donc plus gourmand en carburant. En effet, une surcharge de 100kg entraine une augmentation de la consommation de 5%. Le poids est donc un élément essentiel à prendre en compte lors du choix du nouveau véhicule. Choisissez aussi votre voiture en fonction des incitations financières existant pour les véhicules. Renseignez vous bien sur le carburant du véhicule. Enfin, une voiture récente ne se conduit pas comme votre ancien modèle. Même si les règles élémentaires d’éco-conduite restent les mêmes, certaines changent.

Quel carburant choisir ?

Une voiture, ça pollue, mais c’est surtout ce qui est mis dedans qui pollue : son carburant. Bien choisir le carburant de son futur engin c’est essentiel.

Gazole, essence ? Ou bien GPL, GNV, électrique, hybride, agrocarburant ?

Parmi les véhicules plus "propres", ils fonctionnent au gaz naturel, au GPL ou Gaz de Pétrole Liquéfié, ou sont dits "hybrides", c’est à dire qu’ils fonctionnent à l’essence ou ay gazole avec un appoint d’électricité. Il y a 1 800 points de vente distribuant du GPL en France. En termes de pollution, il émet environ autant de CO2 qu’un moteur Diesel et 20 fois moins d’oxydes d’azote. Pour le GNV, ou Gaz Naturel pour Véhicule, il est pour l’instant principalement utilisé par des bus et véhicules utilitaires, qui seraient de plus de 7 000 fin 2004. Le moteur GNV émet environ 20 à 25 % de moins de CO2 qu’un moteur essence et 10 à 15 % de moins qu’un Diesel. Les stations se développent et GDF lance une offre de compresseur GNV à domicile, pour faire le plein au garage à partir du réseau de gaz naturel. Quant aux agrocarburants, ils sont mélangés à l’essence ou au gazole vendus à la pompe (environ 1% en 2004). Mais compte tenu de leur intensité économique (Anne Vigna, ’Le jour où le Mexique fut privé de tortillas’ - Le Monde Diplomatique Mars 2008), ces applications conduisent à une impasse économique, technique et morale : manger ou conduire, faudrait-il choisir ?
Un rapport d’expertise commandé par la commission européenne - JRC - paru en Mars 2008 (§ 7.3. Final Conclusions, page 23), révise les arguments techniques et économiques qui avaient suscités l’enthousiasme initial pour ces alternatives énergétiques.
Et les prospectives énergétiques positives sont rapidement devenues des impasses en termes sociaux et environnementaux (Eric Holtz-Giménez, ’Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants’ - Le Monde Diplomatique Juin 2007).

Reste une exception : pour les professionnels agricoles, leurs huiles végétales, utilisées pures ou ajoutées au gazole après modification du véhicule. Mais leur utilisation est réservée aux producteurs d’huile et aux agriculteurs pour les besoins professionnels et sur le périmètre de leur exploitation. Pour les autres, gare aux amendes...

Voiture électrique = voiture propre ?

Selon un article de Terra Eco, le moyen de locomotion par voiture électrique est nettement moins polluant que par agrocarburant. Reste à se demander d’où vient l’énergie électrique française. En effet, la voiture électrique se vend comme 0% d’émission de CO2, par le pot d’échappement seulement ! Les émissions générées pour la production électrique et par les batteries ne sont pas prises en compte. La voiture électrique peut être une véritable solution seulement si l’électricité provient d’une source renouvelable. De plus, d’après Jean Marc Jeancovici, l’ACV de la voiture électrique est plus polluante que la conventionnelle. La fabrication d’une voiture à essence émet 40g de CO2 au Km, tandis qu’une électrique est de l’ordre de 80g de CO2 au Km. Si nous rajoutons à cela le fait que la source d’électricité est polluante et non renouvelable, la voiture électrique pourrait engendrer plus de CO2 au Km qu’une essence.

Sources, pour aller plus loin

Choix de la voiture :

  • Ecoscore vous aide à comparer les émissions de votre futur véhicule , neuf ou occasion.
  • Auto-diagnostic pour renouveler sa voiture selon son budget et ses besoins
  • Site du ministère de l’environnement et de l’ADEME pour bien recycler sa voiture

Sobriété :

Se déplacer autrement :

  • Moteur de recherche pour ITINERAIRE SANS VOITURE sur la grande région de Rhône-Alpes (agglomérations de Lyon, St Etienne, Valence, Bourg, etc...) Région Urbaine de Lyon avec MULTITUD
  • Réseau de transports en commun du Grand Lyon, TCL

Choisir un véhicule moins polluant : Tous types de véhicules et de polluants confondus :

Agrocarburants : Agrocarburants dans le contexte européen : faits et incertitudes. Biofuels in the European Context : Facts and Uncertainties (Joint Resarach Centre - Commission Européenne) JRC

Rapport de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques : Définition et implications du concept de voiture propre

Liste de véhicules et stations GNV :

Liste de véhicules électriques et hybrides : association avenir du véhicule électrique méditerranéen, AVEM

Le comité des constructeurs français d’automobiles : www.ccfa.fr

La France et les véhicules propres : www.developpement-durable.gouv.fr (allez dans « énergie » puis dans « Emission des véhicules » , enfin dans « Développement des véhicules propres »