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La mobilité

La mobilité est notre quotidien. Il est toujours plus important de pouvoir se déplacer quand on veut et où on veut. C’est ainsi que la distance parcourue par jour et par personne ne cesse d’augmenter. Elle est actuellement de 30 km par jour en moyenne. Les modes de transports utilisés étant pour la majorité polluants, les émissions de Gaz à Effet de Serre augmentent. Ainsi en France le transport représentait 141 millions de tonnes de CO2 en 2005. Voyons d’où viennent ces émissions et les solutions possibles : de la voiture, des transports en communs, l’avion, et des transports doux.

Usage ou mésusage de la voiture ?

Au niveau national les transports routiers (de personnes et de marchandises) sont les préférés des français. Ils correspondent à 80% de la consommation d’énergie du total des transports du pays. Selon une étude de la CERTU sur l’analyse de la mobilité dans Lyon, la moitié des déplacements se font en voiture. De plus, la voiture est utilisée surtout pour de petits trajets : 1/3 des déplacements de moins d’un Km se font grâce à elle. Hors ces distances sont faisables en moins d’une demi heure en vélo ou à pied. Nous voyons donc ici, que l’usage de la voiture en milieu urbain n’est pas optimal.

Qu’en est il des périphéries ? Au delà de 3km, nous voyons que les transports en commun sont beaucoup plus utilisés. Cela représente environ 2/3 en voiture et 1/3 en transport en commun. Les transports en commun peuvent donc être une alternative à la voiture selon les structures urbaines. Voici comment limiter le mésusage

Des transports en commun pas si communs que ça

Nous voyons donc, selon les chiffres dans l’agglomération lyonnaise, que les transports en commun pourraient être beaucoup plus utilisés.

L’avion, le "jet" des émissions de CO2

Le voyage en avion correspond à différents usages, comme les voyages d’affaires, le tourisme ou bien le frêt. L’avion représente 3% du total des émissions de Gaz à Effets de Serre de l’Union Européenne.

Émissions de CO2 par passager et km en fonction du transport - Source : Certu, réalisation Hespul
Émissions de CO2 par passager et km en fonction du transport
Source : Certu, réalisation Hespul

Ainsi, pour une unité de CO2 émise en avion par Km et par passager, la voiture va en émettre deux fois moins. Sur cette même distance, le train polluera six fois moins que l’avion. L’écart est encore plus considérable lors du transport de marchandises.

Dans chacun de ces cas, l’usage de l’avion a considérablement augmenté et augmente en moyenne de 5% par an pour le transport de passager et de 7% par an pour le frêt. Depuis 1997, le fret aérien a augmenté de 35%. De plus, le vol en avion n’est pas utilisé au maximum de ses possibilités. Cela alourdit le bilan carbone par passager. En effet, l’avion est rarement complètement rempli et parcourt de trop petites distances par rapport à ses possibilités. D’après Jean Marc Jancovici , en moyenne un avion comme l’A340-600 d’Airbus, parcourt 6 500 km alors qu’il peut en parcourir 13 900 et est rempli entre 70 et 80 % de sa capacité. En effet, la plus grande part des émissions du transport aérien se fait au décollage et à l’atterrissage. L’avion c’est un peu comme la voiture, il consomme d’avantage à l’accélération et au freinage ! L’avion qui pollue le plus est donc celui qui effectue des très courtes distances : Paris-Marseille par exemple. Apprenons à optimiser nos trajets en avion !

Le GIEC propose de multiplier les émissions de CO2 de l’avion par 2,7 pour prendre en compte l’effet radiatif des autres gaz. De ce fait aller retour Paris/New-York correspond à 3,4 tonnes de CO2, soit un an de chauffage en France pour un ménage. Les effets radiatifs correspondent entre autre aux trainées laissées dans le ciel. Ces trainées sont des sortes de nuages en plus dans le ciel et ont un impact sur le réchauffement et le refroidissement quotidien. En effet, les nuages sont la plus grande variable contrôlant la température atmosphérique de la Terre. Ces trainées, vont refléter le rayonnement   solaire, et faire aussi barrage à une partie des infra rouges, et auront donc une large influence sur le changement climatique.

Vélo et autres moyens de « transport doux »

Nous l’avons compris, autant que possible il faut réfléchir avant de se

Bike against car - Par locace sur FlickR
Bike against car
Par locace sur FlickR

déplacer. Et il est possible de se déplacer sans alourdir notre bilan carbone. C’est le principe des transports doux, les moyens de déplacements qui ne génèrent pas de pollution : le vélo, la marche à pied, le pédibus ... Le vélo est économique, écologique et bon pour la santé ! En effet, il permet de faire les 30 minutes quotidiennes de sport recommandés par l’OMS. En terme de coût interne qui correspond au prix d’achat, au carburant si nécessaire, taxes, assurances, entretien ; il coûte 10 fois moins cher que la voiture par Km parcouru. Il est aussi plus « économique » que la marche à pied. En effet, avec le même effort, vous irez 4 fois plus vite en vélo. Aujourd’hui dans l’agglomération lyonnaise le vélo est estimé à 2,5% des déplacements, et espéré à 7,5% d’ici 2020. C’est pourquoi beaucoup d’infrastructures vont être mises en place d’ici là. Le grand Lyon a pour objectif de :

  • Généraliser l’information cycliste par le biais de plans et itinéraires,
  • Développer de nouveaux services de stationnement de vélo sécurisé,
  • Créer 800 km d’aménagements cyclables supplémentaires entre 2009 et 2020,
  • Mettre en place 1000 arceaux supplémentaires par an entre 2009 et 2020 Pistecyclables-agglo2006.pdf

Plus d’excuses pour ne pas mettre son pied au pédalier ! Reste le bon choix du vélo

Pour se rendre à l’école, en toute sécurité, en transport doux, il existe le pédibus. Il est vrai que pour de plus longues distances les transports doux sont moins accessibles. Cependant, le covoiturage et l’écoconduite vous permettent d’utiliser votre voiture de manière optimale. Le pédibus par exemple, pour amener les enfants à l’école, et beaucoup d’autres initiatives locales.

Sources, pour aller plus loin :

ADEME

Graphiques du CERTU

Rapport des émissions de CO2 par passagers/tonnes et par Km

Jean Marc Jancovici

Rapport du GIEC sur les conséquences de l’aviation sur l’atmosphère