Imprimer

Les équipements

L’électricité est insidieuse ! Lorsqu’un robinet d’eau fuit, que ce soit d’un fin filet ou d’un goutte à goutte, le consommateur a conscience du gaspillage en cours. La difficulté avec l’électricité réside dans le fait que le kWh est une grandeur beaucoup plus abstraite que le litre d’eau. Le consommateur pour stopper le ’’gaspillage de kWh’’ doit connaître ’’les fuites’’.

La chasse aux fuites !

PDF - 1.9 Mo
enertech-fiches-chaudieres.pdf
 (PDF - 1.9 Mo)

Etat des lieux et bonnes pratiques

On estime aujourd’hui qu’en France, la consommation moyenne de veille est de 500 kWh/logement/an, soit environ 11 TWh à l’échelle nationale, c’est à dire sensiblement la production de deux tranches nucléaires. A l’échelle d’un ménage, cette consommation inutile représente une dépense d’environ 60 €/an. A l’aide d’un simple tableur, il est possible d’évaluer la consommation d’électricité engendrée par les veilles domestiques non gérées.

Selon le type d’appareils, leur modèle et leur année de conception, les puissances de veilles peuvent assez largement varier.

Tableau des puissances de veille pour les appareils électriques

AppareilPuissance de veille (Watts)
POSTE AUDIOVISUEL
Téléviseurs cathodiques 3,1
Téléviseurs LCD 1,8
Téléviseurs plasma 1,6
Vidéoprojecteurs 6
Démodulateurs 6,4
Magnétoscopes 4,9
Lecteurs DVD 2,4
Chaînes Hi-Fi compactes 4,7
Homes-cinémas 2,7
Lecteurs CD 2,8
Amplificateurs Audio 1,2
Combinés magnétoscopes/DVD 3,8
Consoles de jeux 1,5
POSTE INFORMATIQUE
Unités centrales 3,2
Écrans LCD 3,2
Écrans cathodiques 1
Ordinateurs portables 2,1
Imprimantes jet d’encre 2,2
Imprimantes multifonction 4,4

La consommation des veilles alourdit la facture d’électricité alors qu’aucun Bloc Multiprise service n’est rendu. Il est difficile d’agir pour réduire la consommation de certains appareils en veille (système d’alarme, radio-réveil, table à induction...) Pour tous les autres, il est possible d’utiliser un bloc multiprises avec interrupteur. Ainsi, les appareils seront totalement hors tension et ne consommeront pas inutilement de l’électricité. De plus, le fait de supprimer la mise sous tension allonge la durée de vie des équipements.

Les fuites invisibles

Les chargeurs, tels que ceux des téléphones mobiles, continuent de consommer de l’énergie quand ils restent branchés, même si l’appareil n’est pas connecté à eux. Il est donc impératif de débrancher les chargeurs quand ils ne sont pas en fonctionnement. A titre de comparaison, laisser brancher en continu son chargeur de téléphone mobile reviendrait à laisser un robinet d’eau ouvert en permanence. Cette « fuite » correspond à une consommation inutile pouvant aller de 8 à 16 kWh/an. Lorsque l’on sait que la France compte près de 61,5 millions d’abonnés à la téléphonie mobile au 4e trimestre 2009, il est facile d’imaginer le gaspillage énergétique encouru si chaque consommateur ne prend pas garde de brancher son chargeur uniquement lorsqu’il l’utilise.

Evolution de la réglementation

Un règlement européen portant application de la directive 2005/32/CE s’attaque au manque d’efficacité énergétique des appareils électriques lié à leurs veilles. De nouvelles exigences en matière d’écoconception imposent depuis 2010, pour un grand nombre d’appareils, une limitation de la puissance des veilles à 1 ou 2 W selon le type. À partir de 2013, les exigences seront encore plus fortes avec un abaissement de ces puissances à 0,5 et 1 W.

Autres exemples de consommations insoupçonnées

Les circulateurs de chaudières individuelles

Toutes les chaudières individuelles à combustible, rappelons le, disposent d’une alimentation électrique. La campagne de mesure CIEL   réalisé en 1995 a été une des premières à révéler que le circulateur de la plupart de ces chaudières étaient improprement asservi et consommait beaucoup trop. Ainsi, la consommation électrique de chaudières murales à gaz peut quasiment être multipliée par six par rapport à un fonctionnement optimum et atteindre une valeur de l’ordre de 500 kWh/an. Le circulateur doit impérativement être asservi au thermostat d’ambiance pour éviter un fonctionnement inutile et un gaspillage énergétique. Le professionnel qui réalise la maintenance de votre installation est en mesure d’effectuer le réglage pour solutionner ce problème.

Ne pas connaître le scénario négaWatt

La « démarche négaWatt » s’appuie sur la sobriété énergétique dans nos usages individuels et collectifs de l’énergie, l’efficacité énergétique dans nos équipements et moyens de production, et un recours affirmé mais maîtrisé aux énergies renouvelables  . À travers le choix et le mode d’utilisation de ses équipements, le consommateur peut appliquer au quotidien les deux premières étapes du scénario négaWatt. C’est pourquoi, sans connaître et donc sans appliquer quotidiennement cette démarche, le consommateur s’expose à souffrir de consommations excessives liées à l’utilisation de ses équipements.

Pour aller plus loin

Site du cabinet Sidler – Enertech

Site "synthèses de la législation de l’Union Européenne"

L’association négaWatt