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Bois-énergie

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le bois énergie   sans jamais oser le demander.

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Les appareils de chauffage

Y a-t-il suffisamment de bois de chauffage en France ?

En France le prélèvement forestier reste largement inférieur à l’accroissement naturel de la forêt. La forêt recouvre aujourd’hui 28% de la surface métropolitaine totale soit 16 millions d’hectares. Depuis le XIXe siècle la forêt française n’a cessée de grandir et aujourd’hui elle dispose d’un taux de croissance de 1.5% par an soit 100 millions de m3 selon l’IFN. A titre de comparaison la récolte totale moyenne estimée par l’IFN est de 50 millions de m3. La ressource bois est encore en France largement sous exploitée. On estime que d’ici 2020 4 millions de tonnes équivalent pétroles par an supplémentaires pourraient être mobilisables.

La forêt française est elle en croissance ?

OUI, la surface de forêt française a doublé en 1 siècle. Aujourd’hui encore cette surface augmente de 1.5% par an !

Surface de forêt en France 1825-2005 - IFN
Surface de forêt en France 1825-2005
IFN

La croissance du bois énergie   contribue-t-elle à la déforestation ?

NON dans la plupart des cas, 70% des zones sont déboisées afin d’étendre les terres agricoles, pour le bétail, le soja et l’huile de palme principalement. L’augmentation de la consommation mondiale de viande et la production d’agrocarburant sont les principaux responsables de la déforestation. Toutefois une part non négligeable du bois extrait des forêts primaires est utilisé comme bois d’oeuvre (construction) qui est exporté en France. Une manière de préserver ces zones de la déforestation consiste donc à n’acheter que des bois exotiques issus de forêts certifiées FSC ou à acheter uniquement des bois européens issus de forêts certifiés PEFC.

Quel combustible choisir : granulé ou plaquette ?

Le choix du combustible va dépendre du niveau de consommation du bâtiment. Le combustible granulé est plus cher mais la chaudière est plus simple, modulable dans sa puissance (fonctionne à basse puissance) et moins chère à l’achat. Sauf cas particulier, la plaquette n’est pas adaptée à l’habitat individuel. En revanche dans les cas d’habitat groupé utilisant un chauffage collectif, la plaquette commence à devenir intéressante. La gamme de puissance pour des chaudières à granulé s’étend de 6 à 60 kW (voir plus si plusieurs chaudières en série) Pour les petites chaudières à plaquettes, les puissances s’étalent de 20 à 250 kW.

Pour vous aider à choisir le combustible adapté à votre projet, contacter votre conseiller info-énergie

Existe-t-il des critères de qualité lors de l’achat de combustible bois ?

Granulé : la norme NF granulé biocombustible ainsi que les labels   DINplus, ITEBE, ÖNORM, SWISSPELLET garantissent des granulés de bonne qualité. Plaquette : en Rhône-Alpes la norme "Chaleur Bois Qualité +" permet d’avoir des garanties sur le calibrage, l’humidité, le taux de cendre et le service après vente. Bûche : Marque NF bois de chauffage

Le prix du bois ne risque-t-il pas d’augmenter si cette énergie se développe ?

OUI, le prix du bois suivra probablement la tendance à la hausse du prix de l’énergie. Toutefois cette augmentation devrait être faible ou du moins se stabiliser dans le temps pour plusieurs raisons :

  • Le parc actuel d’appareils de chauffage au bois est en train d’être renouvelé grâce aux aides de l’état. Les nouveaux appareils sont plus performants et moins consommateurs de ressources.
  • La filière bois-énergie est en plein essor, la production est amenée à doubler dans les 20 prochaines années.
  • Contrairement aux énergies fossiles   qui sont intégralement importées, le bois est une ressource locale. Elle est donc moins soumise au contexte international de fluctuations du prix des énergies.
 - DGEMP, HESPUL
Comparatif des prix des énergies
DGEMP, HESPUL

Un fournisseur établit généralement avec son client un contrat sur 3 ans pour une fourniture de combustible à prix fixe.

Le stère   est elle une unité illégale ?

Le décret 75-1200 du 4 décembre 1975 a interdit l’emploi du stère depuis le 1 janvier 1978, renvoyant aux unités du système international : m3 ou kg.

Le stère est pourtant une unité métrique, contrairement aux nombreuses cordes régionales, mais son usage est depuis fort longtemps dépassé par l’usage qui fait qu’aujourd’hui on achète plus guère de bois en 1m, mais plutôt scié en 0,5, 0,33 ou 0,25m et de moins en mois empilé. Or, le stère n’est métrique qu’en 1m, la définition en étant un m3 de bûches de 1m empilées, avec toutes les variations connues de l’empilage et des diamètres de bois.

Il faut donc aujourd’hui pour une plus grande clarté du marché utiliser le m3 apparent, la tonne ou le kWh comme le font déjà les autres combustibles bois. Et le travail mené sous l’égide du FCBA pour établir des grilles de correspondances entre dimensions empilées ou en vrac, devra servir à afficher systématiquement des m3, des tonnes ou des kWh, à coté de leur équivalent traditionnel en stère.

source : Frédéric Douard, Bioenergie-Promotion

Comment est-il possible de distinguer un bon granulé du mauvais granulé ?

Le bon granulé a une surface lisse, dure et peu fissurée. Sa couleur est claire et il dégage une odeur de bois caractéristique. On peut également faire le test du verre d’eau : un granulé de bonne qualité coule lorsqu’il est plongé dans un verre d’eau. Des normes de qualité existent déjà, telles que NF Granulés, DIN+, et donnent des garanties concernant le granulé.

Produire du granulé de bois/de la plaquette forestière   nécessite-t-il beaucoup d’énergie "grise" ?

Non, lorsque l’on se met à comparer par rapport à d’autres combustibles. Il faut en effet de l’énergie pour couper le bois, le transporter, le broyer, parfois pour le sécher et l’agglomérer, puis pour le transporter. Tout comme il faut également de l’énergie pour extraire, raffiner, transporter du fioul...

Pour produire 1 kWh d’énergie "utile" suivant l’énergie utilisée les ressourses primaires consommées seront

  • fioul : 1,25 kWh de pétrole
  • électricité : 2,58 kWh d’uranium, pétrole, gaz, hydraulique (renouvelable)
  • Granulé : 0,22 kWh de pétrole/gaz + 1 kWh de bois (si le granulé est séché au gaz)
  • Plaquette : 0,14 kWh de pétrole + 1 kWh de bois

L’énergie grise   nécessaire à la production du bois-énergie est donc comparable à celle nécessaire aux combustible fossile. Ceci est d’autant plus vrai avec l’arrivée de nouveaux combustibles issus de sables bitumineux ou de gaz de schistes. Pour que ce bilan reste vrai il est toutefois évident qu’il faudra éviter d’importer du bois-énergie provenant de l’autre bout de l’Europe.

Le chauffage au bois contribue-t-il à l’effet de serre ?

NON, dans la mesure où l’exploitation de bois demeure inférieure à l’accroissement forestier. La combustion du bois émet du CO2 dans des quantités comparables à celles émises lors de sa décomposition en forêt. Cette quantité de CO2 correspond à celle qui a été absorbé par l’arbre lors de sa croissance (photosynthèse). Il existe donc pour toute la biomasse un équilibre naturel émission/absorption du CO2 tant que celle-ci n’est pas surexploitée (ce qui est le cas dans la majorité des pays d’Europe) Le Bilan CO2 du bois-énergie est donc neutre.

cycle carbone
cycle carbone

Le chauffage au bois est-il polluant ?

OUI et NON Cela dépend de l’appareil utilisé pour le brûler et et de la façon dont il est utilisé. Les polluants liés à la combustion de biomasse sont principalement les poussières, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatiles (plus particulièrement les HAP   : Hydrocarbure Aromatique Polycyclique). Ces émissions ont lieux lorsque la combustion du bois se fait dans de mauvaises conditions : températures insuffisantes, apport d’oxygène trop ou pas assez important, humidité du bois trop importante. Ces conditions s’appliquent particulièrement dans les foyers ouverts (cheminées traditionnelles) où les apports d’air sont mal maîtrisés, les déperditions importantes et où l’utilisateur peut introduire d’autres combustibles que du bois (les déchets   plastiques par exemple, qui sont extrêmement polluants lors de leur combustion). Depuis 20 ans, grâce à des démarches de labellisation et de certification ces rejets ont pu être divisé par 4 pour les inserts et jusqu’à 10 pour les chaudières modernes.

Mesures de polluants des chaudières bois

Le granulé de bois contient-il des colles, des liants ou autre additif ?

NON, pour la plupart des produits disponibles sur le marché en France. La sciure de granulé est agglomérée uniquement par pression mécanique et la tenue s’effectue grâce à la lignine contenue naturellement dans le bois. Aucun liant chimique n’est utilisé.

Ais-je des obligations en matière d’entretien de mon système de chauffage au bois ?

OUI, Pour les chaudières, l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts précise qu’un entretien réalisé une fois par an par un professionnel est obligatoire. Cet entretien comprend : vérification de la chaudière, nettoyage, réglage, évaluation du rendements et emissions de polluants, conseils au client sur l’usage de sa chaudière. Une attestation d’entretien doit être remise après la visite Pour les cheminées, poêles et inserts, un ramonage doit être réalisé deux fois fois par an en logement individuel et 3 fois en logement collectif (règlement sanitaire départemental). Le ramonage doit être réalisé de préférence par un professionnel, dans le cas où vous souhaiteriez effectuer cette opération vous même demandez une confirmation écrite à votre assurance.

Pour toute autre question : appeler l’espace info-energie ou laisser vos commentaires sur le formulaire