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Bois-énergie

La France est le 1er consommateur de bois-énergie en Europe avec 20 millions de m3 par an, mais le moins bien équipé avec un rendement moyen de 40%. Nous pourrions donc, avec des appareils performants, chauffer 2 fois plus de logements avec la même quantité de bois ! Pour cela il convient de bien choisir son appareil parmi des cheminées ou inserts, des poêles, ou bien des chaudières à alimentation manuelle. Mais il faudra également s’assurer d’un bon entretien et d’une bonne utilisation

Cheminées et inserts

Les cheminées ou foyers ouverts sont avant tout des équipements d’agrément, que ce soit en matière d’esthétique ou de convivialité.La plupart des foyers ouvert ont cependant des rendements de fonctionnement très faibles entre 10 et 15 % . Plus des trois quart de la chaleur produite sert à chauffer l’extérieur !

Améliorer le rendement d’un foyer ouvert

  • L’insert est un foyer en fonte fermé par une porte vitrée qui vient s’encastrer dans une cheminée existante. Il est donc choisi en fonction des dimensions de la cheminée.L’insert dispose d’une ou plusieurs bouches d’entrée d’air réglables permettant de faire varier la quantité d’air destinée à la combustion. Une cheminée pourvu d’un insert permet d’améliorer le rendement de l’appareil de 30 à 70 % contre 10 à 15%.Le coût moyen d’un insert : de 500 € à 3 000 € hors pose.
  • Un récupérateur de chaleur permet de récupérer une partie de la chaleur dégagée par la combustion du bois et de la renvoyer par soufflage d’air chaud dans des pièces éloignées comme les chambres.L’amélioration du rendement d’une cheminée ne dépassera pas les 30%, pour un investissement qui peut parfois s’avérer important.

Les poêles

Poêle à bûcheLes poêles à bois rencontrent depuis plusieurs années un véritable succès sur le marché des appareil de chauffage au bois (40% des ventes). Les performances de ces appareils sont d’ailleurs en constante amélioration : les rendements vont de 60 à 80% pour un poêle moderne contre 40% pour un poêle de conception ancienne. Ces bons rendements permettent de réduire considérablement les consommations de bois et de gagner en autonomie : jusqu’à 12 h d’autonomie pour les appareils les plus performants.

Avant d’acheter un poêle donc, vérifier surtout le type de matériau, son poids, son rendement, son autonomie indicative et son respect aux normes en vigueur (indispensable pour le crédit d’impôt).

Coût moyen d’un poêle performant : de 2 000 à 5 000 € (hors pose).

Les poêles à inertie (ou ’poêle de masse’ ou ’cœur chaud’), permettent de chauffer confortablement une maison toute l’année.

Poêle à inertie
Poêle à inertie

Placés au centre de celle-ci, dés la construction ou non, ils rayonnent lentement offrant un excellent degré de confort. Les poêles de masse de bonne conception atteignent des rendements avoisinant les 85 %. Ils coûtent entre 5 et 15 000 € mais évitent l’investissement d’un système de chauffage central. Il est également possible d’envisager l’autoconstruction de son poêle de masse.

Les poêles à granulés entament depuis quelques années une véritable percée sur le marché des appareils de chauffage. Ils permettent d’offrir un degré de confort nettement supérieur au poêle à bûche et servir de chauffage centrale pour un coût largement inférieur à celui d’une chaudière classique. Pour en savoir plus sur les poêles à granulés

Les Chaudières à alimentation manuelles

Les chaudières à bûches sont la solution idéale lorsque l’on possède son propre bois et que l’on est prêt à investir du temps pour du travail manuel afin de se chauffer. Les appareils modernes dit ’turbo’ et à ’flamme inversée’ permettent d’atteindre des rendements supérieurs à 80%. Les chaudières sont raccordées à des circuits de chauffage central classiques et couplées à un ballon tampon (ou d’hydro-accumulation  ). Confort et autonomie sont ainsi optimisés. Leur coût : 5 à 10 000 € (hors radiateurs).

Le label   flamme verte, est un gage de qualité pour les appareils domestiques de chauffage au bois. Une étiquette apposée sur les appareils permet de les reconnaître facilement. La performance de chaque appareil est évaluée à l’aide d’un système à étoile allant de 1-5.

Bien utiliser son appareil de chauffage

Une mauvaise utilisation peut faire chuter le rendement de 50 %, augmentant ainsi la consommation et les émissions polluantes.

Quelques conseils pour bien utiliser son appareil

  • utiliser un combutible sec
  • démarrer avec des bûches fines de résineux (pin, mélèze...) qui permette de monter rapidement en température et ouvrir les entrées d’air au maximum pendant 10 minutes.
  • Une fois que la combustion est amorcée, réduire les entrées d’air de manière à limiter les pertes de chaleur par excès d’air
  • Lorsque le foyer est chaud, mettre du bois dur (chêne, hêtre, bouleau) qui assure une combustion plus lente, nécessitant moins d’air secondaire.
  • Eviter de faire tourner l’appareil au ralenti, préférer 1 seul gros chargement avec un bois dur plutôt que plusieurs petits rechargement
  • Soyez attentif à l’entretien : une couche de suie de 1,5 mm d’épaisseur engendre 6% de surconsommation

Il est possible de réduire considérablement le temps d’allumage et les pollution générées en utilisant une technique d’allumage simple : l’allumage par le haut. Cette technique dont les performance ont été mesurée, est largement diffusée et connue en suisse.

Production d’eau chaude sanitaire

Pour les poêles et chaudières, automatiques ou non, un chauffe-eau solaire complète idéalement l’installation et assure la production d’eau chaude hors période de chauffe.

Pour aller plus loin